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TROIS ECRIVAINS ROUMAINS CELEBRES ACCESSIBLES EN LIVRE DE POCHE

Publié le mercredi 3 novembre 2004

TROIS ECRIVAINS ROUMAINS CELEBRES ACCESSIBLES EN LIVRE DE POCHE

- Virgil Gheorghiu est né en Roumanie, en 1906. Après des études de théologie et de philosophie, il devient journaliste, puis diplomate. Il fuit la Roumanie devenue communiste et s’installe en France en 1948. Il acquiert une renommé internationale avec son roman « La vingt-cinquième heure ». A partir de 1962, il écrira son œuvre directement en français. Il devient prêtre orthodoxe en 1963. Il meurt en 1992 en laissant une œuvre romanesque et philosophique importante, en cours de réédition aux éditions du Rocher. J.M.D

UN ROMAN : LA 25ème HEURE aux éditions Presse-pocket

Qui, mieux que Johan Moritz, peut résumer son histoire effroyable rapportée (racontée) dans ce roman désespéré. « En 1938, j’étais dans un camp de juifs en Roumanie. En 1940, dans un camp des Roumains en Hongrie. En 1941 dans un camp de Hongrois en Allemagne. En 1945 dans un camp américain. Avant-hier j’ai été relâché de Dachau. Treize ans de camp, j’ai été libre pendant 18 heures. Puis ils m’ont emmené ici... ». Jusqu’où un homme peut-il résister et comment ne sombre-t-il pas dans la folie après tant de souffrances absurdes ? Comment Johan, paysan roumain résigné, réduit à l’état d’esclave, nié par une machine infernale et impitoyable, broyé jusqu’au moindres recoins de son être, humilié, torturé, marionnette ballottée d’un camp à l’autre (106 en tout !) peut-il supporter sans la moindre révolte ? On se le demande jusqu’à ce qu’enfin, dans les toutes dernières lignes, nous découvrons que l’homme, que l’on croyait totalement réduit à néant, est encore capable de pleurer (« comme une femme ») mais que surtout « l’esprit rayonnait dans son regard. Et esprit signifie grandeur. Sa tristesse n’était pas un simple tristesse de la chair, mais surtout une tristesse de l’esprit ». C.D.

- Panaît Istrati, nait à Braila en 1884 d’une paysanne roumaine et d’un contrebandier grec. Il a mené une vie de vagabond aventureux, apprenant seul le français, en lisant les classiques .En 1921, il tente de se suicider, pensant avoir raté sa vie, en laissant une lettre pour Romain Rolland, l’écrivain qu’il admire le plus en France. Celui-ci l’aide à publier ses premières oeuvres, qui connurent aussitôt le succès. Ecrivain progressiste, Istrati comprit parmi les premiers le désastre humain de l’URSS. Il fut alors rejeté dans l’oubli par ses anciens amis, dont R. Rolland, tous subjugués par l’expérience soviétique. Il revint vivre en Roumanie où il mourut de tuberculose, assez misérablement. Après cinquante ans d’oubli, son œuvre intégrale est publiée chez Gallimard. La plupart des titres sont disponibles en collection « Folio » . J.M.D.

UN ROMAN : KYRA KYRALINA aux éditions Folio

Un vagabond de génie ou un génie vagabond. Son savoir était tiré du plein tumulte de la vie. Là où grouillent tous les problèmes et les félicités, où il n’y a pas de quoi manger, de quoi s’habiller, mais où la joie peut éclater à tout moment, sur une simple parole, un simple geste d’amitié. Peu crédible, ce monde ? On pourrait être joyeux lorsqu’on n’a pas de toit sur la tête ? Et pourtant, c’est là qu’on forge des caractères, que les destins se croisent et s’accomplissent, que le bien et le mal sont départagés. Les romans de Panait Istrati se lisent à bout de souffle. Une fois commencés, on ne peut plus les lâcher, jusqu’à la fin. Lui, Stavros, est devenu homosexuel. Pourquoi ? Avec sa sœur et sa mère, ils menaient une existence de luxe, de fêtes, qui n’étaient interrompue que lorsque le « méchant père » s’abattait sur eux pour les « punir », les laisser ensanglantés, sans souffle. Mais une fois les plaies guéries, la fête reprenait de plus belle ! Jusqu’au jour où la mère est tuée. Que va-t-il advenir des enfants restés seuls . Le père sera-t-il puni par les frères de sa femme ; qui étaient des haïdoucs ? Et la belle Kyra, la sœur de Stavros ? Et le monde bigarré du début du siècle . Stambul, les harems, le négoce qu’on faisiat de tout. Des foires au pain d’épices, crêpes, limonade, poterie, manèges ! Luxe et misère, brigands de cœur et haïdoucs vindicatifs.On aime et on pleure avec eux. On se sépare difficilement. « Mais cela a été, vous vous le rappelez, l’histoire de Stavros le forain... » N.M.

- Mircea Eliade nait en 1907 à Bucarest. Sejourne en Inde de 1928 à 1932 et soutient ensuite une thèse de doctorat sur le yoga. Professeur de philosophie à Bucarest de 1933 à 1940, il y publie déjà une œuvre abondante. En 1945 il devient professeur à la Sorbonne, à Paris et commence à écrire en Français. A partir de 1957 il est professeur à l’Université de Chicago et écrit dès lors en anglais. Il y meurt en 1986. Génie universel, il a écrit une importante œuvre romanesque, des essais, des ouvrages philosophiques centrés sur la religion et la mythologie. De nombreuses oeuvres de Mircea Eliade sont disponibles en collection de poche. J.M.D.

UN ROMAN : LA NUIT BENGALI aux éditions Folio

Apparemment, tout est contre eux. Leur amour est impossible. Tout s’y oppose, la religion , les moeurs, les cultures, les parents. Parce que lui est européen, venu de Roumanie pour travailler en Inde, à Calcutta. Accueilli dans une famille de notables, il tombe vite amoureux de leur fille. Et il est aimé en retour. Ils se lient devant la nature, les arbres , les fleurs , le ciel. Ils sont unis et ils le resteront pour toujours car, en dépit de tout, après la découverte de leur amour, le bannissement de l’homme et l’emprisonnement de la femme, l’éloignement, les larmes et la distance, leur amour survivra. Ceci est l’histoire d’un roman écrit par Mircea Eliade. Mais c’est aussi une histoire vraie. Car, allé en Inde pour faire se études, il y tomba vraiment amoureux et porta jusqu’à la fin de sa vie cet amour dans son cœur. Maitreyi, la femme tant aimée ! La femme qui l’a tant aimé et des années plus tard, par un jour de pluie, arrivée à Bucarest, après tant et tant de temps, s’intéresse au sort de celui qui avait été et qui était resté l’amour de sa vie. Au travers de leur amour, on connaît l’Inde, ses traditions, sa culture, la sensibilité de la femme, mais en même temps, sa sensualité ardente. Un magnifique roman de passion ! N.M.

J.M.D= Jean-Michel Dauriac - C.D= Catherine Dauriac - N.M= Nicole Mergea

Publié dans la revue « Oglinda » N° 2




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